• C.V. de Walid MESSAOUDI

    Alors que la communauté internationale tente de s'accorder sur une réponse face aux combats qui se poursuivent en Libye, Mouammar Kadhafi chercherait une issue "honorable" pour lui et ses proches dans cette crise qui aurait déjà fait un million de réfugiés.

    Selon deux journaux en langue arabe et selon la chaîne de télévision Al Djazira, le dirigeant libyen aurait proposé aux insurgés une réunion du Congrès général du peuple, instance qui fait office de parlement, afin d'examiner les conditions de son départ assorties de garanties.

    Al Djazira précise que cette main a été tendue en direction du Conseil national installé par l'opposition à Benghazi et qui représente la majorité des régions contrôlées par les rebelles dans l'Est.

    Les quotidiens Achark Al Aousat, installé à Londres, et al Bayan, basé aux Emirats arabes unis, citent tous deux des sources anonymes à l'appui d'informations selon lesquelles Kadhafi tente de trouver un compromis.

    Une source proche du Conseil national a précisé à Reuters avoir entendu parler d'une proposition suivant laquelle "Kadhafi remettrait le pouvoir au président du parlement et quitterait le pays avec une certaine somme d'argent garantie".

    Des sources proches du Conseil ont informé le correspondant de la chaîne Al Djazira à Benghazi que la demande du dirigeant libyen a été refusé par les insurgés car elle reviendrait à lui accorder une sortie "honorable" et serait perçue comme une offense aux victimes .

    "Il m'a été dit que cette question de l'argent constituait un obstacle important du point de vue du Conseil", a précisé une source à Reuters.

    Essam Gheriani, chef du service de presse du Conseil, a déclaré qu'à sa connaissance aucune offre n'avait été présentée au gouvernement parallèle .

    L'ONU CRAINT UNE CRISE HUMANITAIRE

    Cette tentative intervient au moment où les forces libyennes, engagées dans une contre-offensive dans le golfe de Syrte, ont mené des attaques aériennes contre le port pétrolier de Ras Lanouf.

    Des populations civiles se trouvent encerclées par les troupes loyalistes dans les villes de Misrata et Zaouïah et les craintes d'une crise humanitaire grandissent tandis que les combats se poursuivent.

    Valerie Amos, qui dirige le Bureau de coordination des Affaires humanitaires de l'Onu à Genève, estime que plus d'un million de personnes ont fui le pays ou ont besoin d'une assistance humanitaire d'urgence.

    L'Onu a appelé à lever 160 millions de dollars pour financer une opération visant à fournir à ces populations des abris, des médicaments et des vivres au cours des trois prochains mois.

    La France et la Grande-Bretagne ont annoncé qu'elles tentaient d'obtenir des Nations unies une zone d'exclusion aérienne sur le territoire libyen afin d'empêcher les bombardements menés par l'armée de l'Air contre les insurgés.

    Le secrétaire au Foreign Office, William Hague, a indiqué que Londres travaillait en étroite collaboration avec ses partenaires sur les éléments d'une résolution instaurant une zone d'exclusion et impliquant un nécessaire soutien des pays de la région dans le respect du droit international.

    Cette position a été confirmée par une source française tandis que les Etats du Golfe ont appelé à l'entrée en vigueur d'une telle mesure et à la tenue d'un sommet d'urgence de la Ligue arabe.

    SURVEILLANCE DE L'OTAN

    Anticipant l'adoption éventuelle d'une telle résolution, l'Otan a mobilisé des avions de reconnaissance Awacs pour surveiller la Libye 24 heures sur 24, a annoncé lundi Ivo Daalder, ambassadeur des Etats-Unis auprès de l'Alliance.

    "Je ne peux pas imaginer que la communauté internationale et les Nations unies resteront les bras croisés si Kadhafi et son régime continuent de s'en prendre à leur peuple", a dit Anders Fogh Rasmussen, secrétaire général de l'Otan. "Nous avons demandé à nos militaires de prendre toutes les mesures nécessaires pour être prêts à intervenir rapidement", a-t-il ajouté.

    Face à cette mobilisation, un fils de Kadhafi a de nouveau brandi des menaces, affirmant que son père n'avait pas encore jeté toute son armée dans la bataille et qu'un départ du dirigeant libyen déboucherait à coup sûr sur une guerre civile.

    Les tribus se ligueraient les unes contre les autres et la Libye deviendrait une nouvelle Somalie, a affirmé Saadi Kadhafi dans un entretien accordé à la chaîne de télévision Al Arabia.

    Sur le terrain, les insurgés ont repoussé ce week-end plusieurs assauts contre Zaouïah, à 50 km à l'ouest de Tripoli, où il n'est plus possible d'établir un contact direct. Un groupe d'opposants libyens en exil en Suisse, la Libya Human Rights Solidarity, a déclaré que les forces gouvernementales avaient de nouveau attaqué la ville lundi.

    Sur le front Est, les forces pro-Kadhafi, après avoir reconquis dimanche la localité de Bin Djaouad, avancent vers Ras Lanouf, 60 km plus à l'est, selon plusieurs témoins.

    Des habitants du port pétrolier, qui a interrompu ses activités selon des sources proches du transport maritime à Londres, ont commencé à quitter la ville et des insurgés ont dit transférer des armes dans le désert pour les mettre à l'abri.


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  • Une rumeur circule ce jeudi nous informant que le président par intérim tunisien, Mr Fouad Mebazâa, pourrait se retirer de ses fonctions pour des raisons relatives à son état de santé.

    Le retrait de Mr Fouad Mebazâa pourrait être annoncer le 16 mars prochain après la fin des 60 jours qui lui sont réservés par la constitution tunisienne selon l’article 57. Un vide constitutionnel pourrait avoir lieu alors à mi-mars après la fin de la période de transition normale que la constitution stipule à l’article 57 qui indique que le président par intérim doit appeler à des élections qui auront lieu après 60 jours de sa nomination à la tête du pays.

    Les observateurs ont expliqué qu’il est difficile pour la Tunisie d’organiser des élections avant le mois de juin 2011.

    En même temps, la réserve de l’armée nationale a rejoint hier les centres de recrutement après leur invitation la semaine dernière. Nous avons appris qu’environ 500 soldats ont rejoint Bouchoucha pour être assignés à leurs postes. Les réservistes invités seront recrutés pour une période de six mois sous réserve de renouvellement.


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  • Selon un journaliste français spécialiste de la Tunisie, Nicolas Beau, l'ex-président tunisien Ben Ali, qui après avoir quitté la Tunisie le 14 janvier sous la pression de la rue a trouvé refuge en Arabie saoudite, "vient d'être victime d'une attaque cérébrale et transporté d'urgence à l'hôpital de Djedda. L'ex-chef de l'Etat a été admis dans cet établissement réservé aux princes séoudiens sous une fausse identité, pour raison de sécurité. Son état est jugé très inquiétant", écrit-il dans son blog.

    Toujours d'après les mêmes sources à Tunis du journaliste français, M. Ben Ali serait plongé dans le coma. Malade depuis plusieurs années, le dictateur tunisien avait été très éprouvé par son départ forcé de Tunisie. "Son épouse, Leila Trabelsi, n'est plus à ses côtés", précise Nicolas Beau.

    Des informations recoupées par le webzine d'opinion JSSNews, qui "a obtenu une information d’un diplomate exerçant ses fonctions au Proche-Orient, qui confirmerait les dires cités plus haut (Nicolas Beau). 'Ben Ali est tombé dans le coma le 15 février en fin d’après-midi. D’après ce que nous savons, son état est critique, mais les meilleurs médecins du royaume ont été envoyés en urgence'". Ce diplomate précise que "le nouveau président par intérim en Tunisie est également au courant et suit les événements heure par heure".


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